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Saint Blaise

Superficie : 804 hectares
Population en 1990 : 897 habitants
Habitants : les Saint-Blaisois
Nom du Maire :  Jean-Paul Fabre
Accueil de la Mairie : 04 93 91 69 29
Site Internet : www.mairie-saint-blaise06.fr

GÉOGRAPHIE

Une route qui s’infiltre et serpente, des paysages argentés et délicats qui s’offrent au ravissement du regard étonné, des senteurs et odeurs qui enivrent : un médaillon posé dans un écrin de verdure doré par le soleil… Voici au détour d’une boucle de plus, Saint-Blaise.

Petit village du Moyen Pays niçois, perché à 350 mètres d’altitude,  Saint-Blaise sourit aux promeneurs comblés. A à moins de 20 km de Nice, la commune au charme tranquille s’étire avec nonchalance des berges majestueuses du Var jusqu’au sommet des collines qui dominent la RD 6202.

HISTOIRE

Blason : la crosse d’évêque fait référence à l’abbaye de Saint-Pons à laquelle Saint-Blaise a appartenu ; les deux cierges sont les symboles du saint.
Le terroir de Saint-Blaise est, du haut Moyen-Age à 1792, une possession de l’abbaye Saint-Pons de Nice. Un premier village se développe autour de l’emplacement de l’église actuelle. Au début du XIIIe siècle, le fief est concédé aux Chabaud, riche famille niçoise et seigneurs d’Aspremont, à charge d’en assurer la protection. Un château est construit sur une éminence dominant le village. La concession prend fin en 1262 et l’abbé de Saint-Pons reprend la gestion directe. A la fin du XIVe siècle, le terroir est complètement dépeuplé, peut-être à cause de la grande peste. Les abbés successifs ne réussissent à implanter une nouvelle population qu’au début du XVIIe siècle, en découpant le territoire en « quartons » et en concédant les terres à une cinquantaine de familles. La petite communauté parvient à obtenir la création d’une paroisse et Saint-Blaise accède bientôt au rang de commune. Celle-ci compte une centaine d’habitants en 1860, répartis dans plusieurs hameaux. A la fin du XXème siècle, le développement des constructions autour de l’église et de la mairie modifie l’aspect de Saint-Blaise qui apparaît aujourd’hui comme un village traditionnel groupé autour de la place.

points forts du tourisme

L’église
Elle est construite en pierre enduite sur l’emplacement de l’ancienne chapelle de Saint-Blaise érigée en paroisse en 1777 sur l’initiative de l’abbé de Saint-Pons, Antoine François Rambaudi. L’abbaye niçoise est seigneur du lieu. Au début de l’année 1777, l’abbé Rambaudi constate « que les habitants du fief de Saint-Blaise, dépourvus d’église paroissiale, sont obligés de se rendre, pour leurs besoins religieux, à Levens ou à Aspremont, lieux notablement éloignés ».
Auparavant, l’église n’était qu’une simple chapelle rurale. Deux huiles sur toiles ornent entre autres, l’intérieur de cet édifice rénové en 2005. L’une représente le saint, guérisseur des maux de gorge, bénissant un homme qui se tient le cou. Saint Blaise est le patron des chanteurs professionnels. A cause du peigne en fer qui sert à son supplice, il est également le patron des cardeurs de laine et des drapiers. L’autre représente la  Vierge du rosaire entre saint Dominique et saint Vincent de Paul. Ce tableau est offert par Pierre Faraut, habitant de Saint-Blaise, lors de la construction de l’église.

La maison Guibert
Possession de la famille Guibert du XVIe au XVIIIe siècle, cette maison de type rural construite en calcaire et enduit, modeste au regard des carrières menées par les membres de la famille, illustre l’attachement des Guibert au terroir ancestral. Dynastie d’ingénieurs militaires au service de la maison de Savoie, les Guibert se font également remarquer par plusieurs constructions civiles et religieuses importantes, comme la cathédrale Sainte-Réparate ou le port de Lympia à Nice.

La fontaine
Devant la « Maison Guibert » et appuyée au mur de l’église, on découvre une délicate fontaine en calcaire datant de 1903. Celle-ci est décorée d’une fine sculpture en fer forgé, œuvre du sculpteur Jean-Pierre Augier, originaire du lieu.

Le moulin
En quittant la place et en gravissant quelques marches, voici le moulin. Rénové en 2002 et transformé en musée, il date du XVIIIe siècle. Fonctionnant à l’aide d’un mince filet d’eau, la roue, de grande dimension, est équipée de nombreux godets qui, en se remplissant d’eau, lui permettaient de tourner grâce à une faible force hydraulique. Les pistes avec leurs meules et leurs mécanismes, ainsi que le pressoir, sont conservés dans leur état d’origine. Les visiteurs peuvent le découvrir en s’adressant à la Mairie. Chaque saison estivale, on peut y découvrir des expositions d’art. Depuis l’été 2005 on peut de nouveauvoir l’eau couler dans les bassins de décantation entre le moulin et le village. Cette eau provient d’une source située plus haut, qui permettait auparavant à la roue du moulin de tourner et d’entraîner le reste du mécanisme servant à l’élaboration de l’huile d’olive. L’eau était ensuite rejetée et coulait dans les bassins en contrebas. Au mois de février 2005, le sculpteur Jean-Pierre Augier a édifié une œuvre baptisée « la Source » afin de se souvenir que l’eau est source de vie.

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