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| TIGRE OU PAS TIGRE ? |
Il vaut mieux employer la dénomination scientifique « Aedes albopictus » plutôt que dire « moustique tigre », appellation vulgarisée et assez sensationnaliste due aux rayures qui parcourent son corps effilé. Car d’autres espèces de moustiques plus ou moins rayées, peuvent être confondues par un oeil non averti avec Aedes albopictus. Résumons : tout ce qui vole n’est pas moustique et tout moustique n’est pas « moustique tigre »…
| UN NUISANT ENTRETENU PAR L'HOMME |
Aedes albopictus a été observé dans les Alpes-Maritimes pour la première fois en 2004. Depuis 2006, il est installé dans plus de vingt communes littorales. Si outre-mer (en zones tropicales et subtropicales), il peut être vecteur de maladies graves, le risque épidémique, en zone tempérée, est très réduit De plus, le dispositif de veille mis en place vise à maîtriser rapidement les cas importés et les cas autochtones potentiels. Ceci dit, Aedes albopictus est, avant tout, un moustique fortement nuisant, car agressif.
Dans un très grand nombre de cas, les gîtes de reproduction d’Aedes albopictus sont fabriqués par l’homme. De très petites dimensions, toujours situés en milieu urbain ou péri-urbain, jamais en milieux naturels humides ouverts, ils se trouvent souvent au sein des propriétés privées (jardins, cours, balcons…). Ce sont généralement de petites collections d’eau artificielle : seaux, vases, soucoupes ; fûts et citernes ; écoulements de gouttières ; pneus, boîtes de conserve ; bref, tout petit réceptacle d’eaux pluviales ou domestiques à découvert.
| DEVELOPPEMENT AQUATIQUE : C'EST LA QUE TOUT LE MONDE PEUT AGIR |
Chaque femelle d’Aedes albopictus pond environ 200 œufs en bordure d’eaux stagnantes. C’est le contact de ces œufs avec l’eau qui déclenche l’éclosion puis le développement sous forme de larves. C’est donc là qu’il faut agir, avant que le moustique adulte émerge, vole et pique.
Or, si les gîtes larvaires publics (éléments de voirie, avaloirs pluviaux, vides sanitaires, bassins, etc.) sont cartographiés pour être traités par un opérateur technique spécialisé mandaté par le Conseil général des Alpes-Maritimes, il est impossible de recenser et de traiter tous les micro gîtes larvaires privés, car ils sont temporaires, aléatoires et difficiles d’accès. Alors dans ce cas, la façon la plus efficace de se protéger, c’est d’évacuer les eaux stagnantes ou, mieux encore, supprimer carrément ces gîtes.
Informations détaillées sur : www.albopictus.eid-med.org



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